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L'équitation et le bons sens

Le processus de formation

La récompense

Le transport

 

 

L'EQUITATION ET LE BON SENS


Une des choses les plus importantes est de se rappeler qu'il y a plus d'un procédé pour aborder presque tous les points de l'équitation. Certains fonctionnent mieux que d'autres et certains sont plus doux ou plus plaisants pour le cheval.

Voici quelques concepts ou quelques idées au sujet de la formation du cheval : réfléchissez, soyez créatif et employez votre bon sens. Si vous ne vous sentez pas à l'aise dans votre démarche, cherchez les conseils d'un entraineur compétent.

Que font les chevaux dans un troupeau ? Si vous les observez dans la nature ou dans un pré, vous apprendrez beaucoup sur leur comportement. Vous verrez qu'ils mangent la majeure partie de la journée, dorment un peu, se toilettent, se défient pour conforter leur statut, et que lorsque leurs besoins en eau et en nourriture sont satisfaits, ils peuvent même jouer.

Il est important de comprendre le fonctionnement d'un troupeau afin de pouvoir le reproduire par la suite dans le travail du cheval.

Contrairement à ce que s'imaginent la plupart des gens, le chef dans une harde n'est pas l'étalon mais une vieille jument. Le travail de l'étalon est d'assurer la sécurité du troupeau et de protéger ses juments des avances d'autres entiers en maraude.

Cette meneuse décide quand le troupeau mange, où il mange et qui mangera. Elle se sert de son langage corporel pour commander les autres chevaux. Elle se fera obéir même à une grande distance. Elle rappellera à l'ordre les chevaux qui enfreignent les règles. Tous les chevaux dans le troupeau respectent cette jument et comptent sur elle comme soutien, même l'étalon.

Vous devez imiter le comportement de cette jument. Une fois que vous aurez gagné le respect de votre cheval, vous aurez la base nécessaire à sa formation.

Que vous lisiez DECARPANTRY, PODHASKY, D'ORGEIX ou Tom TORRANCE, vous retrouverez la même idée commune malgré des finalités différentes. Si vous entreprenez le dressage de votre cheval en utilisant la force ou la contrainte, vous pourrez peut être lui faire donner le mouvement, mais toujours au détriment de la qualité de l'exercice et au prix de la perte de sa bonne volonté. Ce qui ne mène nulle part dans le long terme.

Vous devez trouver les procédés qui permettent à votre couple de fonctionner le mieux possible sur le plan rendement mais aussi sur le plan relationnel.

Si vous êtes comme nous, vous emploierez une synthèse des méthodes de ceux qu'en France on appelle des chuchoteurs. Vous pouvez bénéficier de leur expérience et nous vous recommandons d'assister à leur travail ou leurs démonstrations même sans y participer avec votre cheval.

N'ayez pas peur de faire des erreurs, non seulement votre cheval apprendra mais vous aussi car vous vous poserez des questions, vous chercherez des solutions et peu à peu vous parviendrez à maitriser votre technique. Examinez le matériel, essayez de comprendre le fond d'une méthode de manière à pouvoir reproduire cela chez vous.

Ne vous laissez pas impressionner par certaines démonstrations qui sont des exhibitions organisées pour mettre en valeur une personne ou une école et non pas une présentation destinée à montrer une certaine approche du cheval.

Méfiez vous aussi de ces spectacles, ils sont faits en général par des dresseurs souvent habiles mais qui sont là pour se vendre. Vous n'obtiendrez jamais le même résultat dans les mêmes délais. Vous ne deviendrez pas un chuchoteur par correspondance ou en deux heures.

Les chevaux aiment apprendre, ils ne sont pas supposés être aussi intelligents que des humains (certains chevaux toutefois ne le savent pas et nous prouvent le contraire), mais ils peuvent apprendre des choses complexes très rapidement par la décomposition des phases, la répétition et l'apprentissage de micro-phases qui permettent une réponse impliquant l'assemblage de plusieurs éléments.

Les premières choses que vous apprendrez à votre cheval peuvent parfois prendre un certain temps, mais chaque étape suivante sera de plus en plus rapidement comprise. Cela est possible car nous allons créer un contexte de travail où le cheval sait qu'il tire un avantage de son obéissance et de la bonne exécution du mouvement

Cela nous permettra de bénéficier de sa bonne volonté et de travailler dans un contexte où les deux participants sont calmes, attentifs et sereins.



   

 

LE PROCESSUS DE FORMATION

Comme vous le savez, notre préoccupation principale est le travail de fond. Chacun a ses propres idées sur les moyens à employer et vous obtiendrez des avis différents à chaque fois que vous demanderez comment commencer le travail d'un cheval.

Par où commencer ? Chacun préfère monter son cheval et nous comprenons que certains trouvent cela plus amusant que le travail de base.

Nous croyons qu'il faut considérer cela comme un procédé, en adaptant individuellement ce que nous travaillons avec chaque cheval ; là malheureusement vous n'aurez aucun livre de recettes dans ce domaine. Chaque cheval est différent et vous devez être flexible et accepter de reculer le cas échéant d'une étape ou deux si les choses ne se passent pas comme il faut. Vous ne gaspillez pas votre temps en ne montant pas sur votre cheval tout de suite. D'ailleurs où est l'urgence ? Vous vous préparez à tous les deux un futur meilleur.

Nous avons peut être fait d'énormes progrès technologiques depuis le XVIIIème siècle mais je suis persuadé que, sur certains points, nous ne formons pas mieux nos chevaux que les cavaliers de cette époque, simplement parce que le cheval n'est plus un moyen de transport et que nos relations se sont faussées.

Xénophon a écrit le premier traité d'équitation il y a 2000 ans mais ses écrits sont toujours d'actualité notamment ceux se rapportant à l'éducation du poulain. Nous ne voulons pas donner l'impression qu'il a résolu tous les problèmes de l'équitation car sa priorité était de définir des principes de base en vue de la formation du cheval de guerre. Mais il nous indiquait déjà la bonne direction.

Tant de personnes veulent transformer leur cheval en animal de compagnie et devenir leur meilleur ami. Les chevaux peuvent être des compagnons mais ce ne sont pas des animaux d'agrément comme peuvent l'être un chien ou un chat. Ce sont de grands animaux qui, de surcroit, sont susceptibles de vous bousculer ou de vous blesser si vous ne faites pas attention.

Une des plus grosses erreurs que nous voyons est de considérer le cheval comme un chien. Caresser ou gratter un cheval est une bonne chose, mais lui laisser s'imaginer que nous sommes un poteau sur lequel se frotter n'en est pas une. Comprenez bien la différence car cela se retrouvera tout le long de votre relation à pied comme pendant le travail monté et vous permettra de vous rendre compte de la place que lui vous accorde dans la hiérarchie du troupeau.

Maintenant soyons plus concret. Dans la mesure du possible, nous faisons travailler nos chevaux lorsqu'ils sont jeunes. A ce moment la, ils n'ont pas une capacité d'attention très longue. Vingt ou trente minutes sont un maximum. Les chevaux plus vieux peuvent travailler plus longtemps, mais ils prennent parfois plus de temps à rééduquer. Ce n'est pas qu'ils ne puissent plus apprendre mais ils sont installés dans leurs habitudes. De plus, très souvent, leurs mauvaises réponses sont un résultat dû à l'éducation. La façon dont leur formation initiale a été faite entre en jeu dans votre travail. Si vous pouvez connaitre l'histoire réelle de votre cheval, c'est un plus, mais quoiqu'il en soit, le résultat est sous vos yeux. Ne vous fixez pas de délais, chaque étape vous prendra le temps qu'il faudra. Soyez prêt à passer trois heures sur un mouvement s'il le faut. Cela peut ne prendre que cinq minutes mais prévoyez que cela puisse être plus long.

Avec un poulain de deux ans, vous allez attendre environ un an avant de l'enfourcher. Cela peut paraitre long, mais vous n'allez le travailler qu'une heure ou deux par semaine. De plus ce délai vous permet de prendre votre temps pour éduquer votre poulain en profondeur et vous pouvez travailler beaucoup de mouvements avant même de le monter, cela ne fera que faciliter la suite des opérations.

Une chose importante à vous rappeler est que cet apprentissage n'est pas quelque chose à faire uniquement avec un poulain. Certes il est souhaitable de mettre de bonnes bases, mais vous devez perfectionner sans cesse vos demandes tout le temps de votre vie commune afin d'améliorer ses réponses. Vous voulez rendre votre cheval toujours un peu plus fin.

Voici les choses que nous considérons comme importantes pour établir de bonnes bases. Votre cheval doit :
Faire preuve de bonne volonté
Etre bien élevé en main
Accepter l'attache
Travailler en liberté
Tourner correctement à la longe
Exécuter les déplacements latéraux
Monter dans un van sans problème

Tous ces points sont importants à obtenir si l'on veut pouvoir dire que le cheval a été éduqué ou rééduqué. Il doit respecter vos demandes et votre espace personnel, savoir comment et vers où bouger ses pieds, répondre à votre langage corporel, comprendre le pourquoi des récompenses, réagir au travail d'approche et de retrait, avoir obtenu votre confiance et être habitué aux plus de situations possibles.

Nous aimons avoir un cheval qui cède sur un contact. Une fois ce point établi, nous pouvons rechercher les déplacements de tête, d'encolure, d'épaules, de hanches et le reculer. Cela permet deux choses : le cheval comprend comment faire cesser une action et apprend à réfléchir avant de répondre à une demande.

Le cheval doit apprendre à respecter une graduation des aides. Il doit céder sur le poids du regard, ce qui est probablement le plus difficile à obtenir. Dans un premier temps, il risque de s'imaginer qu'il n'est pas tenu de céder sur une action aussi légère. Il va falloir que vous renforciez votre demande en prenant d'avantage de volume et en exigeant son obéissance afin de conforter votre statut de chef. Nous ne disons pas que vous devez battre votre cheval jusqu'à ce qu'il bouge, mais vous voulez qu'il soit réactif et qu'il sente que vous êtes décidé. Vous voulez en faire le moins possible mais vous êtes prêt à monter en intensité si nécessaire.

L'une des choses les plus importantes pour nous est de maintenir le cheval calme. Quand le cheval remonte la tête ou se rassemble sans demande, il passe dans un état de crainte, devient anxieux et est prêt à fuir. C'est à ce moment qu'il est intéressant de pouvoir lui demander de placer l'encolure à l'horizontale, dans la même attitude que lorsqu'il est dans son parc totalement relaxé. Vous avez tout intérêt à habituer votre cheval à se mettre dans cette position et à y travailler. Cela vous permet de le rendre calme sur commande.

Nous ne tolérons pas qu'un cheval ne respecte pas notre espace personnel. Nous voulons cela dès le début de la conduite en main. Nous voyons régulièrement des cavaliers bousculés par leurs chevaux. Ce n'est pas un comportement acceptable ; ils ne réalisent pas ce qui se passe ou ne savent pas comment réagir dans ce cas, voire même provoquent le problème. D'une part, ils sont en danger et d'autre part ils perdent tout contrôle et toute autorité sur le cheval. Les bonnes manières au sol sont une priorité car elles permettent que le cheval prenne puis garde l'habitude d'être sous contrôle et respectueux de votre espace personnel. Ne laissez pas le cheval prendre l'avantage sur vous et n'acceptez pas de perdre votre statut de leader, il n'envisagerait jamais de bousculer celui qu'il considère comme le chef.

Lorsque nous travaillons les cessions au sol, nous lui apprenons à obéir. C'est une chose qui vous servira tout au long de la vie du cheval. Un cheval coopératif est l'idéal pour lequel vous devez travailler.

Dans le même temps, nous travaillons sur la conduite et sur les réponses attendues du cheval face à nos diverses attitudes. Habituez le cheval à céder sur le contact de la longe. Dès qu'il le fait, relâcher et récompensez.

Le repos est important aussi. Nous aimons donner au cheval le temps de penser à ce qui s'est produit tandis que nous le travaillions. En général, la répartition est de 60% de travail et 40% de réflexion. Quand le cheval a fait ce que nous avions demandé, nous le laissons se détendre et penser à ce qui lui a valu cette récompense.

Le travail en main correct est essentiel. Cela ne sert pas à entrainer physiquement votre cheval, cela lui apprend à suivre une direction, à prendre une attitude, dans quel sens bouger les pieds et céder à la pression. C'est la base de la conduite, du travail en liberté et de l'embarquement.

Nous aimons mélanger les exercices afin que le cheval ne se lasse pas ou ne se blase pas mais qu'il soit attentif et exposé à un maximum de situations. Nous pensons qu'il faut obtenir à coup sûr les mouvements au sol avant de les envisager monté.

Vous n'avez pas forcément à faire le travail dans cet ordre. La formation d'un cheval n'est pas une science exacte. Ce sont les bases que nous utilisons la plus part du temps et avec succès, mais vous devez savoir vous adapter, définir les priorités, trouver ce qui fonctionne et acquérir votre propre expérience.

S'il y avait un procédé qui marchait à chaque fois et avec tous les chevaux quelqu'un vous l'aurait déjà vendu et vous ne seriez pas en train de lire ceci. N'hésitez pas à faire certaines choses parce que vous avez peur de faire des erreurs, vous en retirerez de l'expérience. Soyez conscient de vos possibilités et ne faites jamais quelque chose que vous ne sentez pas, la demande doit toujours vous paraitre jouable. Votre sécurité doit être votre première préoccupation.

Prochain concept : la récompense de votre cheval

   

 

LA RECOMPENSE

Caresser et gratter votre cheval sont les moyens les plus faciles pour récompenser votre cheval. Savez-vous où votre cheval aime le plus être gratté ? Pouvez-vous indiquer les endroits où il préfère qu'on le caresse ? C'est une chose facile à faire et qui permet au cheval de comprendre qu'il a fait quelque chose correctement.

Le garrot est probablement l'un des meilleurs endroits pour gratter le cheval. Le grattage est une option beaucoup plus agréable pour lui que les claques qu'il est sensé apprécier. Lorsque vous voyez des chevaux se toiletter dans un pré, observez commentent ils se mordillent le garrot. C'est presque comme un massage pour nous humains. Ils adorent ça. Vous pouvez apprendre à votre cheval que, lorsqu'il obéit, la récompense est un grattage du garrot, du front ou de n'importe quel autre endroit où il apprécie.

Le garrot est un endroit intéressant car vous pouvez le gratouiller aussi bien à pied que monté. Si, vous parvenez lors du travail à pied à ce que votre cheval considère cela comme une récompense, vous aurez le même effet lors du travail monté. Par contre il est parfois peu pratique de gratter ou de caresser le front lors du travail monté, car cela implique un arrêt.

Le procédé est presque trop simple, utilisez le à votre avantage. Lorsque vous travaillez votre cheval et que vous obtenez une bonne réponse, récompensez-le immédiatement en le grattant. Vous pouvez le faire aussi bien à pied que monté. Une fois que votre cheval comprend qu'il y a un rapport entre l'obéissance et la récompense, la suite du travail s'en trouve simplifiée et la bonne réponse suivante se produit plus rapidement.

Vos mains sont le meilleur outil de formation que vous puissiez avoir. Bon nombre de gens veulent vous vendre des cassettes vidéo, des programmes d'entrainement ou du matériel de travail qui vous permettront de résoudre rapidement les problèmes de votre cheval. Restez pragmatique, passez du temps avec votre cheval et du temps de qualité. Vous pouvez certaines fois faire des séances où vous ne ferez pratiquement que caresser votre cheval. Vous voulez un cheval confiant et décontracté, qui se laisse toucher sur tout le corps. Pour qu'il se sente à l'aise avec vous, vous devez gagner sa confiance et le caresser est un des rares moyens de développer cette confiance.

Il y a d'autres procédés de récompense utilisés dans l'entrainement. Le clicker training là , j pense que tu devrais expliquer ce qu’est le clicker training …moi , je ne le sais pas !et la nourriture sont couramment employés. Ces deux méthodes donnent de bons résultats mais lorsque vous êtes sur un parcours ou en présentation ce n'est pas toujours pratique. Allez-vous toujours avoir le clicker c‘est quoi ?? ou les friandises avec vous ? Il est certain que vous aurez toujours vos mains lorsque vous travaillez un cheval et l'on peut créer des conditionnements qui permettent de comprendre le rapport entre l'effort et la récompense. Le travail avec le clicker est fabuleux pour un grand nombre de personnes. IL est vrai que cela peut être un outil génial si l'on sait l'utiliser et surtout si l'on sait passer à d'autres moyens une fois le conditionnement créé.

Nous n'achetons pas un cheval avec la nourriture pour obtenir une réponse. Il en viendrait rapidement à attendre la nourriture avant de donner la réponse. Il y a une énorme différence entre la récompense et la corruption. Si vous devez donner à votre cheval le grain pour qu'il fasse un pas vers le van, c'est de la corruption. Mais si vous le lui donnez parce qu'il s'en est approché, là vous récompensez sa bonne volonté. C'est une différence subtile, mais la réponse doit venir avant la récompense.

Il est important d'avoir un code pour donner la friandise sous peine de se voir considéré comme un distributeur automatique. A partir de ce moment là, vous perdrez la considération du cheval et il arrivera les oreilles couchées en vous menaçant, voire vous mordra mais en aucun cas vous n'aurez gagné son attention et son respect.

Prochain concept : focus & time

   

 

LE TRANSPORT


Considérations générales


Les six étapes


Préparation


Cessions


Pression sur le poitrail :


Pour les chevaux difficiles, deux méthodes


Travail à la longe


Conduite au sol


Reculer au dessus et à travers des difficultés


Techniques de déchargement


Le déchargement


Bonnes manières en matière de transport


Le moment pour lui apprendre à embarquer et débarquer n'est pas le jour où vous avez à le transporter.

 

Considérations générales

Une grande partie des accidents qui se produisent avec le cheval et le cavalier sont liés au chargement dans un van. Vous pouvez éviter d'être une statistique si vous maitrisez le travail au sol et si vous contrôlez votre cheval avant de vous diriger vers le van. Avant même de vous approcher du van, vous devez être en mesure de longer correctement et de diriger votre cheval en main. Cela implique également que vous puissiez aussi l'arrêter et lui demander de demeurer immobile et calme.

Ce que vous recherchez est un cheval qui monte dans le van sans que vous ayez besoin de passer devant lui. Vous voulez un cheval qui embarque seul et ceci n'est pas trop demander, cela est nécessaire pour votre sécurité. Vous pensez probablement " oui, mais il ne connait pas mon cheval". Certes mais il n'est pas devenu difficile à embarquer en une seule fois. Vous ou le propriétaire précèdent ne l'avaient pas recherché mais maintenant le résultat est là. Ou peut-être avez un poulain, mais l'objectif est le même : obtenir un embarquement fiable.

Nous avons tous vu quelques scènes d'embarquement intéressantes : la personne qui essaie d'acheter le cheval avec des carottes, ceux qui procèdent à plusieurs, l'un devant qui tire et l'autre derrière qui pousse ou bien l'union faisant la force un qui treuille et deux autres avec des longes croisées pour le contraindre à avancer sans compter l'usage de la chambrière et des hurlements. Vous ne tirerez jamais votre cheval en force dans un van avec une corde.

Faisons un calcul simple. Je pèse 70Kg et mon cheval en fait 600. Pensez-vous que je puisse remorquer dans un van une voiture de ce poids au bout de ma longe ? Et qu'en serait-il si le frein à main est mis ou pire encore si la marche arrière était en action ? Buck Brannaman fait une démonstration dans ces stages où il fait monter le cheval en étant déjà installé au volant. Il n'y a aucun truc, un cheval correctement éduqué fera ce que vous demandez s'il comprend la demande et connait la réponse.

L'embarquement n'est pas une question de nourriture. Bien sur vous pouvez probablement lui faire accepter l'idée de monter pour prendre le grain mais il ne le fera que pour la nourriture et dès qu'il l'aura dans la bouche, il redescendra aussi vite que possible. En faisant cela, il peut prendre l'habitude de vous bousculer voire même vous renverser. En outre, comment allez-vous faire pour le persuader d'embarquer si vous n'avez ni foin, ni grain ?

Ne pas être frappé avec une cravache ou une chambrière lors de l'embarquement est pour votre cheval une leçon profitable. Par contre c'est une réponse correcte à un cheval qui envahi votre espace ou vous bouscule. C'est pourtant ce que nous voyons faire le plus souvent. Les gens agacent leur cheval jusqu'au moment où celui se révolte et ne veut plus entendre parler du van. D'autre part si vous avez besoin d'utiliser la longe pour le rediriger, n'hésitez pas, faites-le. Soyez prudent. Approchez l'embarquement par étapes en étant certain de votre technique de manière à donner une leçon profitable. Il n'y a pas de durée limite à chaque pas. Certains chevaux peuvent apprendre en cinq minutes alors que d'autres peuvent demander beaucoup plus de temps. Soyez patient et laisser le temps travailler pour vous. Et rappelez-vous surtout de récompenser la réponse correcte.

Etape 1 : Montrez le van à votre cheval. Ouvrez les portes. Assurez-vous que tout est sûr. Laissez le regarder autour de lui. Récompensez-le. Votre cheval est-il calme ? Si oui passez à l'étape 2.

Etape 2 : Longez votre cheval et dirigez vous vers la porte. Ayez son attention, demandez des changements de direction et des arrêts. Récompensez votre cheval. Il est dans un nouvel environnement, assurez vous que ce soit une expérience positive. Votre cheval est calme passez à l'étape 3, autrement travaillez encore ce point et récompensez votre cheval dès qu'il se détend.

Etape 3 : En le longeant, dirigez vous vers la porte du van et demandez un arrêt. Récompensez votre cheval. S'il est serein passez à l'étape suivante sinon continuez le travail et récompensez dès qu'il se détend.

Etape 4 : Amenez votre cheval dans le van. Ne vous inquiétez pas s'il arrête. Demandez à votre cheval de tenir en place et de ne pas reculer. Récompensez à chaque fois qu'il a un comportement adéquat. Ne le laissez pas envahir votre espace. Employez la longe pour le diriger et aussi pour l'empêcher d'envahir votre espace personnel. Demandez-lui de sortir du van en reculant. Ne lui laissez pas faire demi tour cela est dangereux. S'il est calme passez à l'étape 5 ; autrement travaillez encore ce point et récompensez le pour le garder détendu.

Etape 5 : Demandez à votre cheval de rester dans le van. Commencez par cinq secondes et augmentez la durée par tranche de cinq secondes. Récompensez-le à chaque progrès et faites le sortir toujours en reculant. S'il est calme, passez à l'étape 6, autrement persévérez dans cet exercice, toujours en recherchant le calme.

Etape 6 : Faites monter votre cheval dans le van. Mettez la barre de recul et recommencez jusqu'à atteindre dix minutes. Récompensez et refaites de même en fermant la porte ou le pont. Toujours en privilégiant le calme. Si vous arrivez à cela, vous aurez un cheval qui embarquera toujours dans le calme.

Renforcez le toutefois à chaque embarquement


Préparation

Il y a des choses qui semblent faire toute la différence pour un embarquement ou un débarquement de qualité. Elles devraient être obtenues dans le travail à pied avant d'être demandées avec le van. Vous avez quelques buts à atteindre ; votre cheval doit être capable de rester immobile et détendu ainsi que de reculer doucement avant d'envisager d'essayer de l'obtenir lors du chargement. Tous ces exercices sont importants pour établir les bases chez votre cheval. Les bénéfices de ces bonnes fondations sont un bon comportement, une attitude respectueuse et de bonnes manières lors du transport.

Cessions

Votre cheval doit se référer à vous. Vous devez obtenir les six cessions de base lors de votre travail ; en avant, en arrière, les déplacements d'épaule et de hanche vers la droite et vers la gauche. De plus, votre cheval doit pouvoir s'arrêter et rester immobile détendu.

Faire reculer par la pression dans un espace confiné comme le van peut être un peu difficile. Il est plus facile de lui enseigner à céder sur la pression de votre main d'abord et ensuite sur la corde. Il y a un certain nombre de manières d'enseigner ceci :

Pression sur le poitrail : Utilisez vos pouces et appuyez sur les muscles de l'encolure. Récompensez immédiatement dès le cheval commence à reculer, relâchez vous et récompensez le cheval.

Pression sur le nez : Placez votre main sur le chanfrein et appliquez la pression. Récompensez dès que le cheval amorce le reculer, relâchez-vous et récompensez. Cette méthode permet de l'habituer à suivre la pression de la main. Il est important d'avoir un bon ressenti.

Votre cheval doit aussi céder sur la pression de la corde et reculer loin de vous. Pour obtenir cela, mettez vous à trois mètres en face de lui. Agitez la corde par étape. Commencez par une demande très faible, cela peut suffire à obtenir le mouvement. Quand le cheval amorce le reculer, interrompez le mouvement de la corde immédiatement, relâchez vous et félicitez-le. Vous remarquerez au plus vous travaillerez cet exercice que l'indication devient de plus en plus faible pour obtenir le déplacement.

Pour les chevaux difficiles, c'est-à-dire ceux dont les pieds restent ancrés au sol, vous devez monter d'un cran en intensité. Vous avez plusieurs solutions dans ce cas.

Méthode 1 : gesticuler pour l'impressionner un peu à la manière de ceux qui guident les avions. Vous lui demandez ainsi de reculer sur la pression de vos mains et l'action de la corde. Si cela ne suffit pas, employez la corde en la roulant de manière à venir lui frôler le bout du nez. Renforcez s'il le faut en venant toucher légèrement le nez. Ne venez au contact que si vous y êtes obligé.

Cela peut effrayer le cheval mais il s'écartera de la pression. Essayez de nouveau sans aller jusqu'au contact. Vous obtiendrez rapidement qu'il apprenne à céder si vous récompensez le comportement approprié. Vous devez obtenir le mouvement dès que vous avancez une main vers le bout du nez. Vous devez pouvoir faire cette indication d'une manière très légère

Méthode 2 : Dans le cas d'un cheval qui tout simplement ne recule pas, vous devez monter la pression d'un cran. Il y a plusieurs manières de faire cela. Vous pouvez employer votre corps et votre attitude pour occuper plus de volume en vous grandissant, en avançant le buste et en marchant avec autorité vers le cheval tout en agitant la longe. Vous pouvez alors redemander le reculer en essayant de mettre aussi peu de pression que possible pour obtenir que le cheval recule. Néanmoins vous pouvez avoir à mettre beaucoup d'énergie dans la corde pour obtenir ceci. Ne marchez pas vers un cheval qui se lève en boxant ou qui tape avec un antérieur, c'est non seulement dangereux mais cela peut être mortel.

S'il reste vraiment rivé au sol, vous devez pouvoir mettre encore plus d'énergie dans la longe en la faisant rouler vers le menton ou la joue du cheval. Le cheval pensera que c'est la corde qui vient le heurter et non pas que cela vient de vous et il cèdera à la pression de la corde.

La chose la plus importante à se rappeler avec n'importe laquelle de ces méthodes est que vous devez faire correspondre votre résistance à celle du cheval. C'est-à-dire que s'il met vingt kilos de résistance, vous devez répondre en en mettant vingt et un. Le but n'est pas de devenir hystérique mais de rester concentré sur l'objectif : obtenir le reculer.

Travail à la longe

Vous devez être en mesure de diriger votre cheval à la longe à travers divers obstacles et sur des sols différents. La conduite à la longe est employée pour enseigner au cheval à suivre une direction, à prendre une attitude et à céder sur la pression. Pour cet exercice, nous supposons que vous avez déjà travaillé les bases avec votre cheval. Effectuez maintenant vos séances sur des sols durs, glissants, lourds, boueux, avec des flaques d'eau, si vous le pouvez, faites-le aussi marcher dans un feu éteint et travailler à proximité d'un feu allumé.
Passez ensuite à des inégalités monter et redescendre d'un trottoir, monter deux ou trois marches, incluez dans votre tracé le passage sur une bâche, le rideau en rubalise ou une plaque de contre-plaqué, travaillez dans une pente accentuée.

Tous ces exercices l'aideront à développer son assurance et à vaincre son appréhension du van (notre objectif premier) ; ce travail rendra aussi votre cheval bien plus serein et fiable en extérieur, ce qui est loin d'être négligeable !


Conduite au sol

Vous avez aussi besoin de pouvoir conduire votre cheval en main. Vous ne pouvez lui demander de bien se comporter en main tant que vous ne lui avez pas inculqué les bases du travail en longe. La raison est simple, avant que votre cheval assimile les pressions et les cessions ainsi que la notion de respect, vous allez attendre un moment et il est plus facile de lui apprendre dans le travail à la longe que dans la conduite en main.

Travaillez la conduite en main dans les mêmes conditions qu'à la longe tant au niveau terrains que difficultés. Après avoir réussi à passer le contre-plaqué dans le calme, vous pouvez envisager la passerelle. Faite-la assez étroite et longue (75 cm sur 3 m de long). Vous devez pouvoir le faire avancer sur la passerelle, lui demander de s'arrêter, de reculer, de s'immobiliser calmement et enfin d'en descendre sans précipiter. Une fois que vous obtenez cela, vous pouvez ajouter un bout de bois de manière à la transformer en bascule. Ceci adjoint un effet de mouvement qui se rapproche de celui d'un van quand un cheval y monte. C'est un des meilleurs exercices pour établir la confiance et développer le courage chez un cheval.

Reculer au dessus et à travers des difficultés.

Pratiquez le reculer en passant au dessus d'obstacles au sol. Nous aimons le travail sur des barres au sol. Cela permet d'obtenir deux choses à la fois : le fait que le cheval apprenne à lever les pieds et le mouvement en arrière. Nous poursuivons cet exercice jusqu'à ce qu'il recule délicatement en levant doucement les pieds. Cela peut prendre du temps avec certains chevaux.

Un autre exercice que vous pouvez pratiquer est le franchissement d'un portail soit en avançant soit en reculant. Vous pouvez y ajouter le rideau de rubalise (tarp) pour le rendre encore plus impressionnant pour le cheval. Beaucoup de chevaux se précipiteront pour passer car ils n'aiment pas être dans des endroits étroits. C'est un bon indice sur le comportement qu'il aura lors du passage de la porte du van. Essayez de le faire passer dans des passages de plus en plus réduits pour arriver à moins d'un mètre. Demandez- lui de rentrer dans le passage, de s'y arrêtez puis de reculer, le tout dans le calme, puis demandez lui de le franchir en reculant. N'oubliez jamais de le récompenser à chaque fois qu'il adopte une attitude qui tend vers votre souhait.

Cela peut paraître très étrange, mais nous aimons aussi demander au cheval de monter en reculant dans le van. Il n'est pas très important qu'il le fasse de lui-même. Le concept est qu'il est suffisamment délicat de le faire monter en avançant, mais s'il y arrive en reculant, c'est qu'il a vraiment maîtrisé ses craintes. Commencez par lui demander de reculer de quelques pas vers le van et poursuivez jusqu'à réussir à le faire entrer entièrement. Cela peut prendre un certain temps mais vous tendez vers l'exercice le plus difficile dans l'embarquement.

Avec cet objectif, vous travaillez une fois de plus deux choses à la fois : reculer doucement et rentrer dans le van (vous le voulez juste dans l'autre sens). Il est difficile pour un cheval qui n'a jamais été exposé à ce genre de situation d'accepter qu'on lui demande de rentrer en reculant dans un espace confiné. C'est un exercice très réaliste pour vous comme pour votre cheval et vous pouvez utiliser pour cet exercice un van avec ou sans pont.

Si vous suivez toutes les étapes de ce travail, l'embarquement et le déchargement ne devraient plus être un problème ni pour vous ni pour votre cheval.

Techniques de déchargement

Admettons que vous n'avez pas simplement lu cette section, mais que vous ayez réellement fait certains exercices. Maintenant votre cheval est dans le van et votre objectif est de lui demander de descendre du van calmement.

A un moment ou un autre, vous allez devoir être dans le van avec votre cheval. Peu importe la bonne éducation que vous pensez lui avoir donné, vous devez essayer de réduire au minimum le temps que vous aller passer dans le van avec lui pour le charger ou le décharger car c'est durant cette période que se produisent la plupart des accidents.

Nous aimons pratiquer le chargement et le déchargement à la maison avec le van attaché au véhicule. Nous n'allons nulle part mais nous pouvons charger et décharger deux ou trois chevaux à la fois. Pourquoi n'en travailler qu'un seul à la fois ? Vous pouvez travailler sur l'attente et la patience avec plusieurs chevaux à la fois. Changer l'ordre d'embarquement, la place, attacher les à l'extérieur et voyez comment cela se passe entre eux. Si vous avez un seul cheval à travailler, faites de même.

Si tout va bien, votre cheval est maintenant attaché dans le van. Détachez le et demandez lui de descendre en utilisant les méthodes de reculer que vous avez employez lors du travail au sol. Prenez votre temps et ne vous inquiétez pas de ne pas tout obtenir correctement tout de suite.

Pour cet entrainement, nous utilisons le licol en corde. C'est le seul cas où nous pouvons recommander de l'employer dans un van. Evitez de vous en servir pour le transport.

Quand la porte s'ouvre ou lorsque vous enlèverez la barre de recul, votre cheval va naturellement essayer de sortir du van. Vous devrez veiller à l'habituer à rester immobile pour corriger la tendance qu'il peut avoir à se ruer au dehors. C'est ce point qui vous permettra de vous rendre compte si votre travail de fond se révèle payant. Récompensez-le en utilisant votre procédé habituel.

Demandez-lui un pas en arrière et cesser la demande. Récompensez-le et demandez-lui quelques secondes d'immobilité. Redemandez un nouveau pas puis un nouvel arrêt, de temps en temps vous pouvez aussi lui demander un pas en avant. Il est important que le cheval ne puisse savoir quelle sera la prochaine demande et il est facile de lui faire prendre de mauvaises habitudes lorsque vous êtes pressé de descendre afin de vous préparer pour un concours ou une démonstration.

Vous devez être adaptable. Certains chevaux peuvent commencer à descendre et se bloquer d'un coup, d'autres peuvent se précipiter pour descendre aussi rapidement que possible. Ceux qui auront pris le temps d'établir une relation de qualité et d'installer les bases seront récompensés par un chargement ou un déchargement facile et sans stress pour eux comme pour le cheval. Recherchez où vous en êtes dans le processus d'embarquement et travaillez pour obtenir un embarquement et un débarquement calme et agréable.


Le déchargement

Le déchargement est tout autant un exercice de travail que l'est le chargement. Vous pouvez vraiment voir où vous en êtes dans les fondations de l'éducation de votre cheval dans la façon dont il débarque. Dans le meilleur des cas, vous voulez un cheval qui recule doucement en restant détendu. Si vous utilisez un van tracté avec ou sans pont, vous devez travailler pour atteindre ce but. Dans un camion, le problème se pose différemment puisque la rampe est trop raide pour pouvoir reculer en sécurité. Vous voulez un cheval qui recule calmement pour une raison de sécurité. Un cheval qui recule précipitamment peut vous bousculer ou vous renverser. Le van est un des pires endroits ou vous puissiez être avec un cheval, rendons le plus sûr en suivant quelques principes simples. Personnellement, nous évitons de rentrer dans un van avec des chevaux mal élevés à l'intérieur.

Les problèmes qui peuvent se poser sont le cheval qui se précipite en reculant, le cheval qui se cabre et celui qui essaye de faire demi tour. Nous avons vu aussi beaucoup de personnes qui avaient du mal à contrôler leur cheval lors de la descente d'un van oblique. Souvent ces mêmes personnes nous disent que leur cheval ne peut pas sortir en reculant. Nous aimerions savoir comment leur cheval a pu leur expliquer cela. Il y a des chevaux ou des situations qui font qu'il est préférable de descendre tête la première mais vous devez travailler pour que votre cheval accepte de descendre en reculant calmement.

Le transport est sans doute l'une des situations les plus délicates pour un cheval. Ce n'est pas une chose normale pour lui. Débouler à 90 Km/h n'est pas une chose que les chevaux apprennent à l'état sauvage. Si de surcroit, ils pouvaient vous voir lire une carte, manger un sandwich ou bien téléphoner, ils demanderaient certainement à rejoindre le point d'arrivée à pied. Selon la qualité et le modèle du van, vous pouvez soumettre votre cheval à un maximum de stress avant d'arriver à destination. Vous devez vraiment tout faire pour que votre cheval soit soumis au moins de tension et de fatigue possible.

Bonnes manières en matière de transport :

Une chose à prendre en compte est que la conduite ne dépend pas du cheval mais peut créer un problème pour l'embarquement ou le débarquement. Quelle est votre type de conduite ?

Accélérez-vous sans à coup ?
Ralentissez-vous doucement ?
Changez-vous de files rapidement ?
Conduisez-vous rapidement dans les virages ?

Vous pouvez contribuez à améliorer le rapport qu'a votre cheval avec le van si vous vous rendez compte de la manière dont vous conduisez et si vous changez éventuellement votre style de conduite.

Lorsque vous arrivez à destination, ne vous empressez pas de débarquer votre cheval. Laissez-le réaliser qu'il peut très bien rester calmement dans un van à l'arrêt avant que vous ne le débarquiez. Si vous le descendez dès l'arrivée, vous lui apprenez que dès que le van s'immobilise, vous le faites descendre. Si le van est une place confortable pour lui, pourquoi ne pas le laisser y séjourner encore un peu. N'hésitez pas à ouvrir les portes, il peut voir dehors et apprend que l'on ne débarque pas tout de suite après l'ouverture des portes.

Nous ne pensons pas que l'attrait de la nourriture soit suffisant pour faire monter un cheval à la demande dans un van. Mais il n'y a aucun mal à lui offrir du foin pendant le transport. Cela fait un plus pour lui et le conforte dans le fait que le van est une place plaisante. Etre à son aise dans un van est toujours une chose à renforcer. Nous mettons toujours un filet de foin pour le transport, de plus, si à l'arrivée le filet n'est pas entamé voire vide, c'est la preuve que le cheval n'est pas décontracté dans un van.

Vérifiez votre van :

Est-il sûr ? Assurez-vous qu'il n'y a aucune aspérité ou aucune partie susceptible de le blesser. Vérifiez le plancher, qui doit être irréprochable.

Y-a-t'il des bruits, des objets non attachés, des séparations cassées ? Fixez-les avant que cela ne devienne un souci
Est-il clair ou foncé ? Donne-t-il une impression d'espace. Cela le rend beaucoup plus plaisant qu'une boite sombre et étroite.

La taille du van est-elle adaptée à la taille de votre cheval ? Nous avons vu des gens faire rentrer un cheval de trait dans un van trop petit en poussant avec le pont pour le faire avancer afin de pouvoir fermer. Le tout sans mettre la barre de recul bien entendu. Le cheval est rentré mais comment s'est passée la descente ? Idéalement, votre van doit être assez large pour que le cheval puisse y entrer et qu'une fois à l'intérieur, il puisse s'étendre.

Le tapis est-il antidérapant ? Un cheval qui a glissé s'en rappellera et risque d'hésiter la fois suivante. Pensez-y avant d'avoir ce souci.

Attachez votre cheval dans le van, ne le laissez pas en liberté. S'il mange le foin, lorsque le filet sera vide, il tentera de ramasser celui qui est par terre et c'est ce sera le début des ennuis.

N'utilisez pas votre licol de corde pour l'attacher, c'est un bon outil de travail, mais en cas de problèmes, sa finesse peut le rendre dangereux.

Le moment pour lui apprendre à embarquer et débarquer n'est pas le jour où vous avez à le transporter. Les séances préalables de travail sur l'embarquement seront beaucoup plus profitables que les luttes au moment de le faire monter.